Présentation
Salut à toi, camarade !
Il y a 5 ans la pandémie de COVID nous a frappée de plein fouet. L'ensemble des pays occidentaux ont du faire face à quelque chose qui avait disparu depuis des décennies : une épidémie d'une maladie infectieuse inconnue et létale. Les autorités publiques et sanitaires ont réagi dans la précipitation, devant prendre des décisions face à cette pandémie. Et ces décisions, si elles étaient utiles pour freiner l'épidémie, ont été appliquées avec soudaineté et autorité.
Face à cet événement d'un genre nouveau, nos milieux affinitares et militants n'ont pas été épargné par les questions et débats qui traversaient la société. Cette maladie est-elle si grave qu'on le dit ? Un confinement est-il nécessaire ? Ne sommes nous pas en train de vivre un basculement vers un totalitarisme hygiéniste et technosolutionniste ? Est-ce que c'est utile de porter un masque ?
Hélas, comme au sein d'autres strates de la société, nos milieux militants n'ont pas été épargnées par les discours réactionnaires et validistes qui ont circulé, dans les médias comme sur les réseaux sociaux. Ainsi pour certains, il faudrait "apprendre à vivre avec les virus" plutôt que de chercher à se prémunir des maladies. Pour d'autres, cette pandémie est l'oeuvre ou l'outil d'agenda occultes des puissants. Et pour beaucoup, porter un masque sur le visage, se faire vacciner, garder ses distances, aérer les espaces intérieurs, sont autant de preuves de docilité de la part de "moutons". Et puis nos société ne sauraient plus ce que c'est que la mort et donc on devrait accepter celle des plus vulnérables parce que "c'est comme ça dans la nature".
Tous ces propos, et bien d'autres, je les ai entendu chez des proches, dans mes espaces affinitaire qui sont ceux des ZAD, des associations d'éducation populaire, des lieux alternatifs et écologistes, des petits paysans en agriculture biologique. Bref autant d'espaces où les personnes se considèrent progressistes et luttant en faveur d'un monde meilleur. Des personnes qui ont toujours lutté contre l'extrême droite se retrouvaient à relayer des discours qui venaient de cette même extrême droite, et ce sans qu'iels s'en rendent compte.
Il y a aussi le rapport aux connaissances scientifiques. Face à la pandémie, nous avons entendu dans l'espace public plus de scientifiques et d'informations scientifiques que jamais. Si certains d'entre nous avons une certaine habitude et culture des sciences pour nous aider à nous retrouver dans ce flot d'informations, le fait est que c'est loin d'être le cas de la majorité des camarades de mes espaces de luttes. Alors je vais être explicite : d'une part penser la pandémie ne se fait pas uniquement avec des connaissances scientifiques, et d'autre part avoir des connaissances scientifiques n'empêche pas de dire de la merde. On l'a vu avec Didier Raoult et l'IHU de Marseille, ou bien encore avec les différents scientifiques qui ont rejoins les collectifs comme "Reinfocovid", le collectif antivaccin, antimasques et complotiste d'extrême droite fondé par le médecin Louis Fouché (aujourd'hui mis à pied).
Pourtant, dans les milieux écologistes, les questions scientifiques sont abordées depuis toujours. Les pionniers de l'écologie politique étaient pour beaucoup des scientifiques telle Rachel Carson l'autrice de "Printemps silencieux". Les sujets traités par les écologistes sont même principalement à composante scientifique ou technologique : les OGM, le nucléaire, les pesticides, les bassines, l'épuisement des ressources, le réchauffement climatique, ... Il y a d'ailleurs un terme pour qualifier ce type de problématiques : les questions socio-scientifiques. J'aurais l'occasion de revenir sur ce terme plus en détail.
Car si les écologistes se sont toujours saisi de ces questions socio-scientifiques, cela s'est historiquement effectué principalement en opposition aux institutions. Les positionnement écologistes visent souvent à réguler l'application de techniques et de technologies dans le monde, en dénonçant les impacts sur la santé ou l'environnement. Ces positionnement sont toujours en conflit avec les intérêts des groupes industriels, des investisseurs, des pouvoirs publics, etc. Et par conséquent une culture de la défiance envers les insitutions publiques existe au sein des milieux écologistes. Surtout en ce qui concerne les instituions de l'environnement et de la santé. Ainsi, des politiques comme l'ancienen députée européenne (aujourd'hui décédée) Michele Rivasi ont toujours gardé leur affiliation politique à EELV tout en faisa&nt la promotions de discours antivaccins.
Mais pour autant, et c'est vraiment central de le dire et de l'affirmer clairement, les milieux écologistes ne sont pas antiscience, ni antivaccin ou autre. Il y a une grande hétérogénéité de cultures et de personnes dans ce paysage de l'écologie politique, y compris au sein d'espaces plus radicaux tels que ceux que je fréquente. Mais si on ne peut pas mettre tous les écologistes dans le même panier (et heureusement !), force est de constater que ces discours validistes et réactionnaire sont relativement
Ce blog est dédié à l'analyse des activités et des discours des milieux complotistes, des "médias alternatifs" et de leurs liens avec l'extrême droite. Plus particulièrement, nous constatons que des personnes et des collectifs que nous estimions pour leur action se voyaient relayer et adhérer à ces discours. Comme beaucoup d'autres acteurs, nous voulons comprendre et analyser ces discours et leurs conséquences, notamment quand ils peuvent susciter l'adhésion de milieux écologistes ou libertaires.
Discours situé
Notre discours n'est pas un discours surplombant et extérieur. Si nous abordons ce sujet précis c'est parce que nous sommes issus de ces milieux et qu'ils consitutent notre espace social encore aujourd'hui. Par ailleurs nous ne nous cachons pas la portée politique et militante de notre propos et de notre action. Notre propos n'est pas uniquement un récit de vie ou une expérience personnelle, mais s'inscrit dans une réflexion et une analyse critique de ces discours depuis une perspective anarchiste et antifasciste.
Dénoter des niveaux de langage
Nous emploierons le discours à la première personne du singulier pour les textes ayant une dimension personnelle et subjective marquée.
Pour les discours sensés décrire quelque chose de moins personnel, qu'il soit une position collective, ou une analyse qui essaye de s'objectiviser.
Évidemment cette distinction n'a rien d'absolu et ne se veut nullement un critère de démarcation de quoi que ce soit.
D'où je parle
En tant que Tapyplus, c'est à dire quand je veux parler un peu de la personne que je suis derrière cet écran, je vais écrire des trucs plus ou moins personnels.
Valeurs
Afin de clarifier nos positions, nous explicitons les valeurs sur lesquelles nous appuyons notre propos. Il est entendu que ces valeurs sont subjectives, et que je m'adresse à convaincre les personnes partageant ces valeurs, ou ayant suffisamment de prémisses communes pour les accepter.
- anti-autoritaire: nous luttons contre les rapports de domination et d'oppression
- anti-fasciste : nous luttons conter la montée des idéologies d'extrême droite
- internationaliste : nous sommes opposés à l'état nation et ne reconnaissons pas de frontière entre les peuples
- matérialiste : nos analyses et nos discours parlent du réel et visent à l'amélioration des conditions matérielless d'existence de toustes
- progressiste : nous défendons la possibilité de transformer la société pour améliorer les conditions d'existence de toustes, et que c'est par les luttes et les rapports de force que ces progrès se concrétisent
- radical : nos analyses ne visent pas le conformise et s'attellent à lutter contre l'ordre social dans les rapports de domination qu'il impose aux individus et aux groupes sociaux minorisés
- défense des minorités : nous défendons les luttes de toutes les minorités, de genre, de nationalité, de culte, de sexualité, de capacité, etc.
- anti-validiste : nous luttons contre la société validiste, qui impose une norme sociale fondée sur les capacités des individus et inadaptée aux personnes ne possédant pas certaines capacités ou facultés.